{"id":13105,"date":"2026-06-22T09:31:42","date_gmt":"2026-06-22T09:31:42","guid":{"rendered":"https:\/\/le-renovateur.net\/?p=13105"},"modified":"2026-06-22T09:38:08","modified_gmt":"2026-06-22T09:38:08","slug":"mauritanie-regard-sur-la-politique-economique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/le-renovateur.net\/?p=13105","title":{"rendered":"Mauritanie : regard sur la politique \u00e9conomique &#8230; Par Issa Cheiguer"},"content":{"rendered":"\n<p>La controverse sur les carburants a eu au moins un m\u00e9rite : elle a tir\u00e9 de son silence la politique \u00e9conomique mauritanienne. Elle a forc\u00e9 des choix \u00e0 s\u2019exprimer, des chiffres \u00e0 circuler, des positions \u00e0 se confronter.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Je l\u2019ai rejointe dans une premi\u00e8re contribution. J\u2019y reviens aujourd\u2019hui, non pour rouvrir le m\u00eame dossier, mais pour regarder plus loin : vers les fondamentaux de l\u2019\u00e9conomie, vers les promesses du gaz, vers un filet social dont les chiffres les plus r\u00e9cents r\u00e9v\u00e8lent une r\u00e9alit\u00e9 plus large qu\u2019on ne le pensait.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Je n\u2019\u00e9cris toujours qu\u2019en citoyen attentif, sans autre l\u00e9gitimit\u00e9 que celle des faits v\u00e9rifi\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La coh\u00e9rence des politiques : une nuance sur l\u2019ordre des d\u00e9cisions<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ma premi\u00e8re contribution avait reconnu la l\u00e9gitimit\u00e9 du choix d\u2019instrument, l\u2019ajustement des prix accompagn\u00e9 de transferts cibl\u00e9s, tout en notant que la Banque centrale signale aussi un exc\u00e8s de liquidit\u00e9s bancaires parmi les sources d\u2019inflation. Ce point m\u00e9rite un approfondissement.<\/p>\n\n\n\n<p>M. Sidi Mohamed Biya, \u00e9minant \u00e9conomiste[1], a formul\u00e9 une nuance que je cite parce qu\u2019elle est juste. Face \u00e0 un choc \u00e9nerg\u00e9tique, la r\u00e9ponse coh\u00e9rente est pr\u00e9cis\u00e9ment celle qui a \u00e9t\u00e9 suivie: une r\u00e9partition des r\u00f4les entre la politique mon\u00e9taire, agissant sur la demande et les anticipations d\u2019inflation, et le transfert cibl\u00e9, prot\u00e9geant le revenu r\u00e9el sans alimenter une demande globale. Un transfert vers les m\u00e9nages vuln\u00e9rables ne cr\u00e9e pas de pression inflationniste au m\u00eame titre qu\u2019une expansion budg\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale. C\u2019est sa raison d\u2019\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Le s\u00e9quen\u00e7age, souvent omis dans ce d\u00e9bat, le confirme. Les d\u00e9cisions sociales du gouvernement datent du 31 mars 2026.[2]&nbsp;Le rel\u00e8vement du taux directeur est intervenu le 18 mai 2026.[3]&nbsp;La Banque centrale a donc agi apr\u00e8s l\u2019arbitrage gouvernemental, non avant. Ce n\u2019est pas \u00ab on rel\u00e2che, puis on resserre \u00bb : c\u2019est l\u2019inverse. La critique d\u2019une incoh\u00e9rence s\u00e9quentielle perd une partie de son fondement.<\/p>\n\n\n\n<p>Reste un angle mort r\u00e9el. L\u2019inflation mauritanienne n\u2019est pas seulement import\u00e9e via les carburants. Elle est aussi aliment\u00e9e, la Banque centrale le dit elle-m\u00eame, par un exc\u00e8s de liquidit\u00e9s dans le syst\u00e8me bancaire. Ce deuxi\u00e8me moteur, int\u00e9rieur, est distinct du d\u00e9bat sur les carburants. C\u2019est sur la liquidit\u00e9 bancaire et sur la composition de la d\u00e9pense publique que la critique de la politique \u00e9conomique retrouve ses bases les plus solides.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le socle macro\u00e9conomique : des chiffres qui contredisent le r\u00e9cit de fragilit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avant toute conclusion sur la fragilit\u00e9 de l\u2019\u00e9conomie mauritanienne, quelques rep\u00e8res objectifs s\u2019imposent.<\/p>\n\n\n\n<p>La dette publique se situe autour de 42 % du PIB, jug\u00e9e soutenable par le FMI avec un risque de surendettement mod\u00e9r\u00e9.[4]&nbsp;Les recettes publiques avoisinent 22,5 % du PIB, en hausse gr\u00e2ce aux nouvelles mesures fiscales. Les r\u00e9serves de change couvrent environ 6,4 mois d\u2019importations, niveau confortable. La croissance a atteint 4,0 % en 2025, avec un rebond attendu en 2026, port\u00e9 par le d\u00e9marrage de la production gazi\u00e8re.[5]Le FMI salue une gestion budg\u00e9taire prudente, ancr\u00e9e sur une r\u00e8gle qui prot\u00e8ge la d\u00e9pense des soubresauts des mati\u00e8res premi\u00e8res.[6]<\/p>\n\n\n\n<p>Ce tableau ne d\u00e9crit pas une \u00e9conomie en rupture. Il d\u00e9crit une \u00e9conomie sous tension, avec des chantiers structurels encore ouverts.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le gaz : une promesse que rien ne garantit automatiquement<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Fin 2024, le projet Greater Tortue Ahmeyim a livr\u00e9 son premier gaz. Les premi\u00e8res cargaisons de GNL ont suivi en 2025, et la production monte progressivement vers sa capacit\u00e9 nominale.[7]&nbsp;La Mauritanie est d\u00e9sormais producteur de gaz. Ce n\u2019est pas rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la rente n\u2019est pas une transformation. Elle peut en financer une, \u00e0 condition que les institutions s\u2019y emploient s\u00e9rieusement. Les routes, l\u2019\u00e9nergie accessible, les \u00e9coles, la justice, le secteur priv\u00e9 productif : voil\u00e0 ce que la rente peut acheter si elle est bien orient\u00e9e. Un signal r\u00e9cent va dans ce sens. En mars 2026, la Banque centrale a annonc\u00e9 un partenariat avec la Soci\u00e9t\u00e9 islamique pour le d\u00e9veloppement du secteur priv\u00e9 (ICD), mobilisant environ 900 millions de dollars en financements islamiques pour les entreprises mauritaniennes.[8]&nbsp;C\u2019est un pas utile. Mais le contenu local ne se d\u00e9cr\u00e8te pas : il se construit par la formation, la sous-traitance encadr\u00e9e et le temps.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La vraie souverainet\u00e9 : stocks, r\u00e8gles, concurrence<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La Mauritanie importe la quasi-totalit\u00e9 de ses carburants raffin\u00e9s : environ 800 000 tonnes de gasoil et 125 000 tonnes d\u2019essence par an.[9]&nbsp;Ses capacit\u00e9s de stockage restent limit\u00e9es, et sa logistique de distribution est concentr\u00e9e entre quelques op\u00e9rateurs. Cette d\u00e9pendance a un co\u00fbt en devises et une vuln\u00e9rabilit\u00e9 r\u00e9elle \u00e0 chaque choc mondial.<\/p>\n\n\n\n<p>La souverainet\u00e9 qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre discut\u00e9e n\u2019est pas une notion abstraite. C\u2019est une r\u00e9silience concr\u00e8te : des stocks suffisants, des r\u00e8gles de concurrence transparentes, une capacit\u00e9 \u00e0 surveiller les marges et \u00e0 arbitrer entre op\u00e9rateurs. Le gaz, en r\u00e9duisant progressivement la facture \u00e9nerg\u00e9tique pour l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, all\u00e9gera \u00e0 terme la pression sur les r\u00e9serves de change. Mais l\u2019effet sur les carburants de transport ne sera ni imm\u00e9diat ni direct.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le social : les chiffres qui changent l\u2019image<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ici que les informations les plus r\u00e9centes obligent \u00e0 r\u00e9viser le cadrage initial de ce d\u00e9bat.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors d\u2019une r\u00e9union avec les repr\u00e9sentants des syndicats les plus repr\u00e9sentatifs, le 11 juin 2026, le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique a rendu publics les chiffres de l\u2019effort social en cours.[10]&nbsp;Sur le seul poste du soutien aux prix de l\u2019\u00e9nergie, l\u2019\u00c9tat avait d\u00e9j\u00e0 mobilis\u00e9 l\u2019\u00e9quivalent de 4,06 milliards MRU. Ce montant devrait atteindre 13 milliards MRU d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e. Parall\u00e8lement, des aides alimentaires sont vers\u00e9es \u00e0 155 000 familles suppl\u00e9mentaires, et des transferts mon\u00e9taires touchent 352 000 m\u00e9nages \u00e0 travers tout le pays, soit pr\u00e8s de trois fois plus que les 124 000 initialement annonc\u00e9s. Plus de 42 500 fonctionnaires civils et militaires, ainsi que 27 600 retrait\u00e9s, b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un soutien exceptionnel. L\u2019enveloppe totale des interventions sociales devrait d\u00e9passer 14,8 milliards MRU sur l\u2019ann\u00e9e en cours.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ces chiffres \u00e9clairent trois points du d\u00e9bat.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord, la couverture r\u00e9elle du dispositif.&nbsp;La critique portant sur le faible nombre de b\u00e9n\u00e9ficiaires m\u00e9rite d\u2019\u00eatre r\u00e9vis\u00e9e : 352 000 m\u00e9nages, c\u2019est un effort significatif, comparable \u00e0 la couverture du programme Tekavoul \u00e0 pleine capacit\u00e9. Le registre social national a d\u00e9montr\u00e9 ici son utilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, la question du co\u00fbt.&nbsp;Le soutien aux prix de l\u2019\u00e9nergie (13 milliards MRU attendus en 2026) d\u00e9passe largement l\u2019estimation du plafonnement pur pr\u00e9sent\u00e9e dans la premi\u00e8re contribution (environ 5 milliards MRU pour le seul gasoil). Mais les deux chiffres ne sont pas directement comparables : le \u00ab soutien aux prix de l\u2019\u00e9nergie \u00bb couvre un p\u00e9rim\u00e8tre plus large que la seule taxe p\u00e9troli\u00e8re sur les carburants de transport, et comprend vraisemblablement l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et d\u2019autres formes d\u2019\u00e9nergie. Une d\u00e9composition plus pr\u00e9cise de cette enveloppe est n\u00e9cessaire pour trancher.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la nature de l\u2019approche retenue.&nbsp;L\u2019\u00c9tat a opt\u00e9 pour une combinaison : ajustement partiel des prix, soutien sectoriel \u00e0 l\u2019\u00e9nergie, transferts cibl\u00e9s multiples. Cette hybridation a un co\u00fbt total qui d\u00e9passe probablement celui d\u2019une option pure appliqu\u00e9e avec rigueur. C\u2019est le prix d\u2019un choix qui prot\u00e8ge, m\u00eame imparfaitement, sans exposer brutalement les m\u00e9nages \u00e0 la totalit\u00e9 du choc.<\/p>\n\n\n\n<p>Les prestations vers\u00e9es via Tekavoul et le registre social national demeurent pourtant modestes au regard des besoins r\u00e9els. Le vrai chantier, que ces chiffres rendent visible, est de rendre ces transferts r\u00e9guliers plut\u00f4t que ponctuels, et de revaloriser progressivement leur montant.<\/p>\n\n\n\n<p>M. Yahya Ould Amar, \u00e9conomiste et banquier, a rappel\u00e9 dans une tribune r\u00e9cente que le pauvre ne doit jamais \u00eatre la variable d\u2019ajustement des choix \u00e9conomiques.[11]&nbsp;Cette exigence ne s\u2019oppose pas au transfert cibl\u00e9. Elle le commande. La subvention universelle, en apparence sociale, sacrifie deux fois le plus pauvre : elle d\u00e9pense d\u2019abord pour les plus ais\u00e9s (ceux qui consomment le plus de carburant), puis creuse un d\u00e9ficit que les m\u00eames m\u00e9nages vuln\u00e9rables absorberont lors du prochain resserrement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les chantiers qui d\u00e9cideront de la suite<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le socle macro\u00e9conomique est solide. La rente gazi\u00e8re est en marche. Le filet social est r\u00e9el, et plus large qu\u2019on ne le pensait. Ce qui manque encore, c\u2019est la transformation : construire une \u00e9conomie capable de cr\u00e9er de la valeur au-del\u00e0 de la rente et de la d\u00e9pense publique.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela passe par l\u2019investissement dans le capital humain, car aucune richesse naturelle ne remplace une \u00e9cole qui forme. Par la correction des d\u00e9s\u00e9quilibres r\u00e9gionaux, pour que la croissance se voie dans tout le pays, pas seulement \u00e0 Nouakchott. Et par des institutions qui fonctionnent avec constance, au-del\u00e0 des cycles politiques et \u00e9conomiques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re mission d\u2019une \u00e9conomie est de g\u00e9rer ses \u00e9quilibres. La seconde, plus difficile, est de rendre la prosp\u00e9rit\u00e9 durable et partag\u00e9e. Ces deux missions ne s\u2019opposent pas. Mais elles n\u2019avancent pas au m\u00eame rythme.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9bat sur les carburants a eu une vertu. Il a rappel\u00e9 que prot\u00e9ger les plus vuln\u00e9rables et tenir les comptes publics ne sont pas deux objectifs contradictoires. Ils exigent les m\u00eames instruments : la rigueur dans le ciblage, la r\u00e9gularit\u00e9 dans le versement, la transparence dans la d\u00e9pense. Ce n\u2019est pas une question de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. C\u2019est une question de m\u00e9thode.<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e9conomie qui sait compter doit aussi savoir construire, et savoir qui elle prot\u00e8ge.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Issa Cheiguer&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A propos d\u2019Issa Cheiguer<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Issa Cheiguer&nbsp;est un expert mauritanien en finance, investissement et conseil strat\u00e9gique. Pr\u00e9sident-directeur g\u00e9n\u00e9ral de&nbsp;Finance Conseil Investissement (FCI), il accompagne les entreprises et les investisseurs dans la structuration de leurs projets et la mobilisation de financements. Il intervient sur les questions de d\u00e9veloppement du secteur priv\u00e9 et d\u2019attractivit\u00e9 \u00e9conomique de la Mauritanie. Son expertise couvre le conseil financier, l\u2019investissement et l\u2019accompagnement des projets \u00e0 fort impact.<\/p>\n\n\n\n<p>[1]&nbsp;M. Sidi Mohamed Biya, dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019ENSAE Paris, ancien Ministre des Finances, Pr\u00e9sident de l\u2019Autorit\u00e9 de R\u00e9gulation du March\u00e9 Financier de Mauritanie (ARMF). Nuance formul\u00e9e dans le cadre d\u2019une contribution personnelle au d\u00e9bat, cr\u00e9dit\u00e9e ici avec son accord.<\/p>\n\n\n\n<p>[2]&nbsp;Conseil des ministres du 31 mars 2026 et presse nationale (infoplus.mr, rapideinfo.mr). Montants exprim\u00e9s en ouguiyas nouvelles (MRU) ; 1 MRU = 10 anciennes ouguiyas.<\/p>\n\n\n\n<p>[3]Banque centrale de Mauritanie, communiqu\u00e9 du Conseil de politique mon\u00e9taire du 18 mai 2026 : taux directeur port\u00e9 de 6,0 % \u00e0 6,5 %.<\/p>\n\n\n\n<p>[4]&nbsp;Fonds mon\u00e9taire international, Rapport pays n\u00b0 25\/170 ; minist\u00e8re des Finances, Rapport \u00e9conomique et financier : dette publique d\u2019environ 42 % du PIB, recettes publiques d\u2019environ 22,5 % du PIB, r\u00e9serves de change d\u2019environ 6,4 mois d\u2019importations.<\/p>\n\n\n\n<p>[5]&nbsp;Fonds mon\u00e9taire international, communiqu\u00e9 du 10 avril 2026 : croissance de 4,0 % en 2025. Banque africaine de d\u00e9veloppement, Perspectives \u00e9conomiques en Mauritanie 2025-2026 : d\u00e9ficit courant proche de 7,5 % du PIB, rebond attendu en 2026.<\/p>\n\n\n\n<p>[6]&nbsp;Fonds mon\u00e9taire international, communiqu\u00e9 de la cinqui\u00e8me revue des accords FEC\/MEDC, janvier 2026 : gestion budg\u00e9taire prudente, r\u00e8gle budg\u00e9taire prot\u00e9geant la d\u00e9pense de la volatilit\u00e9 des mati\u00e8res premi\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>[7]Projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA), conduit avec le S\u00e9n\u00e9gal (BP, op\u00e9rateur principal ; Kosmos Energy) : premier gaz livr\u00e9 en d\u00e9cembre 2024 ; premi\u00e8re phase de production en mont\u00e9e en puissance vers une capacit\u00e9 nominale de 2,4 millions de tonnes de GNL par an.<\/p>\n\n\n\n<p>[8]Banque centrale de Mauritanie, lettre d\u2019information de mars 2026, publi\u00e9e le 9 avril 2026 : partenariat avec la Soci\u00e9t\u00e9 islamique pour le d\u00e9veloppement du secteur priv\u00e9 (ICD), 900 millions de dollars am\u00e9ricains en financements conformes \u00e0 la finance islamique, destin\u00e9s aux investissements structurants et aux entreprises mauritaniennes.<\/p>\n\n\n\n<p>[9]&nbsp;Ministre de l\u2019\u00c9nergie et du P\u00e9trole, d\u00e9clarations rapport\u00e9es par l\u2019Agence mauritanienne d\u2019information (AMI), mai 2026 : importations annuelles d\u2019environ 800 000 tonnes de gasoil et 125 000 tonnes d\u2019essence.<\/p>\n\n\n\n<p>[10]&nbsp;Agence mauritanienne d\u2019information (AMI) et presse nationale (Al Akhbar, 12 juin 2026) : d\u00e9clarations du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique lors d\u2019une r\u00e9union avec les repr\u00e9sentants des syndicats les plus repr\u00e9sentatifs, le 11 juin 2026. Les montants sont exprim\u00e9s en ouguiyas (ancienne unit\u00e9 mon\u00e9taire, toujours utilis\u00e9e dans le langage courant) et sont ici convertis en MRU : 40,6 milliards d\u2019ouguiyas = 4,06 milliards MRU ; 130 milliards d\u2019ouguiyas = 13 milliards MRU ; 148 milliards d\u2019ouguiyas = 14,8 milliards MRU.<\/p>\n\n\n\n<p>[11]&nbsp;Yahya Ould Amar, \u00e9conomiste et banquier, \u00ab Sortir de la pauvret\u00e9 : l\u2019angle mort moral de l\u2019\u00e9conomie mondiale \u00bb, Kapitalis, 4 juin 2026<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.financialafrik.com\/2026\/06\/19\/mauritanie-regard-sur-la-politique-economique\/\">Financial Afrik<\/a>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La controverse sur les carburants a eu au moins un m\u00e9rite : elle a tir\u00e9 de son silence la politique<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":13106,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[14,4,5],"tags":[],"class_list":["post-13105","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualite","category-economie","category-societe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13105","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13105"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13105\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13108,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13105\/revisions\/13108"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/13106"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13105"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13105"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13105"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}