{"id":13333,"date":"2026-08-17T12:16:01","date_gmt":"2026-08-17T12:16:01","guid":{"rendered":"https:\/\/le-renovateur.net\/?p=13333"},"modified":"2026-08-17T12:21:20","modified_gmt":"2026-08-17T12:21:20","slug":"rapport-de-lige-biram-dah-abeid-denonce-un-deficit-de-transparence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/le-renovateur.net\/?p=13333","title":{"rendered":"Rapport de l\u2019IGE : Biram Dah Abeid d\u00e9nonce un d\u00e9ficit de transparence"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans une d\u00e9claration consacr\u00e9e au rapport 2024-2025 de l\u2019Inspection g\u00e9n\u00e9rale d\u2019\u00c9tat (IGE), Biram Dah Abeid met en cause la port\u00e9e du document publi\u00e9 par les autorit\u00e9s. S\u2019il reconna\u00eet l\u2019importance des chiffres avanc\u00e9s, le pr\u00e9sident de l\u2019IRA estime que le rapport ne permet pas de r\u00e9pondre \u00e0 la principale question pos\u00e9e par les irr\u00e9gularit\u00e9s constat\u00e9es : qui en assume la responsabilit\u00e9 ?<\/p>\n\n\n\n<p>Le rapport fait \u00e9tat de 2,375 milliards d\u2019ouguiyas d\u2019irr\u00e9gularit\u00e9s financi\u00e8res sur 32,8 milliards d\u2019ouguiyas contr\u00f4l\u00e9s. Pour Biram Dah Abeid, ces montants doivent cependant \u00eatre replac\u00e9s dans leur contexte et surtout accompagn\u00e9s d\u2019informations permettant d\u2019identifier les institutions concern\u00e9es, les march\u00e9s en cause et les suites donn\u00e9es aux constatations de l\u2019IGE.<\/p>\n\n\n\n<p>Des contr\u00f4les jug\u00e9s insuffisamment cibl\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9partition des missions d\u2019inspection constitue l\u2019un des principaux points soulev\u00e9s dans sa d\u00e9claration. Sur 28 missions, une seule aurait port\u00e9 sur les mines et l\u2019\u00e9nergie et trois sur le secteur de la p\u00eache. Une situation qui, selon lui, pose question au regard du poids \u00e9conomique et financier de ces secteurs.Biram Dah Abeid estime que l\u2019autonomie dont dispose officiellement l\u2019IGE pour d\u00e9finir son programme de contr\u00f4le ne dispense pas l\u2019ex\u00e9cutif de r\u00e9pondre de ses choix politiques. Il plaide ainsi pour une plus grande autonomie de l\u2019institution, tant dans la programmation de ses missions que dans le traitement des irr\u00e9gularit\u00e9s constat\u00e9es.La commande publique au centre des pr\u00e9occupationsLa commande publique appara\u00eet comme l\u2019un des principaux enjeux du rapport. Elle repr\u00e9senterait 60 % de l\u2019impact financier des irr\u00e9gularit\u00e9s relev\u00e9es. Or, d\u00e9plore Biram Dah Abeid, le document reste largement silencieux sur les administrations concern\u00e9es, les march\u00e9s attribu\u00e9s, les entreprises b\u00e9n\u00e9ficiaires et les responsables des d\u00e9cisions.Il consid\u00e8re que cette pr\u00e9sentation trop g\u00e9n\u00e9rale prive les citoyens de la possibilit\u00e9 de suivre le parcours de l\u2019argent public. Pour lui, la protection des personnes contre des accusations injustifi\u00e9es ne devrait pas emp\u00eacher la transparence sur les institutions, les proc\u00e9dures et les march\u00e9s concern\u00e9s.Des sanctions et des dossiers judiciaires \u00e0 suivreLe rapport fait \u00e9tat de 34 sanctions administratives, dont 20 cessations de fonction, trois mutations d\u2019office et 11 avertissements. Mais la d\u00e9claration rel\u00e8ve le manque d\u2019informations sur les circonstances de ces sanctions et leur port\u00e9e r\u00e9elle.M\u00eame interrogation concernant les quatre dossiers transmis \u00e0 la justice, dont deux \u00e0 la Cour des comptes et deux au Parquet. Biram Dah Abeid demande que les autorit\u00e9s rendent compte de leur \u00e9volution, estimant qu\u2019une transmission \u00e0 la justice ne peut constituer l\u2019aboutissement du processus.L\u2019\u00e9cart entre les irr\u00e9gularit\u00e9s et les sommes r\u00e9cup\u00e9r\u00e9esAutre point mis en avant : le faible niveau de recouvrement. Sur les 2,375 milliards d\u2019ouguiyas d\u2019impact financier recens\u00e9, 45,6 millions seulement auraient \u00e9t\u00e9 revers\u00e9s en num\u00e9raire au Tr\u00e9sor.Pour Biram Dah Abeid, cet \u00e9cart justifie la publication r\u00e9guli\u00e8re d\u2019un \u00e9tat pr\u00e9cis des sommes r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es, des montants restant dus et des proc\u00e9dures engag\u00e9es pour leur recouvrement.Il demande \u00e9galement un meilleur suivi des recommandations de l\u2019IGE. Sur les 771 recommandations formul\u00e9es, 231 actions sur 348 planifi\u00e9es auraient \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9es, tandis que 351 recommandations resteraient en attente de transmission. L\u2019enjeu, estime-t-il, est d\u00e9sormais de mesurer les changements effectivement obtenus dans la gestion publique.Cinq exigences pour renforcer le contr\u00f4le\u00c0 l\u2019issue de sa d\u00e9claration, Biram Dah Abeid formule cinq demandes : la publication int\u00e9grale des rapports de contr\u00f4le ; un suivi public des sanctions et des proc\u00e9dures judiciaires ; la publication r\u00e9guli\u00e8re des donn\u00e9es sur le recouvrement des fonds publics ; la mise en place d\u2019un m\u00e9canisme de suivi de la r\u00e9cidive et de l\u2019ex\u00e9cution des recommandations ; enfin, le renforcement de l\u2019autonomie de l\u2019IGE, notamment en lui permettant de saisir directement la Cour des comptes.Au-del\u00e0 de la pol\u00e9mique sur le contenu du rapport, la d\u00e9claration pose donc la question de l\u2019efficacit\u00e9 r\u00e9elle du contr\u00f4le des finances publiques. Pour Biram Dah Abeid, la transparence ne peut se limiter \u00e0 publier des montants : elle doit permettre de comprendre les faits, d\u2019identifier les responsabilit\u00e9s, de suivre les sanctions et de v\u00e9rifier la r\u00e9cup\u00e9ration des fonds publics.Son diagnostic tient en une formule : \u00ab On nous donne les chiffres, mais on nous cache les responsabilit\u00e9s. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans une d\u00e9claration consacr\u00e9e au rapport 2024-2025 de l\u2019Inspection g\u00e9n\u00e9rale d\u2019\u00c9tat (IGE), Biram Dah Abeid met en cause la port\u00e9e<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":13222,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-13333","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13333","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13333"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13333\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13337,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13333\/revisions\/13337"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/13222"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13333"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13333"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/le-renovateur.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13333"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}