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Un dialogue qui patauge dans les doutes

Le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, a entamé lundi des rencontres avec des dirigeants de partis pour relancer les sessions préparatoires du dialogue national, suspendues depuis fin mars. Aux responsables de l’opposition, il a assuré que la reprise du dialogue était nécessaire et précisé que la question d’un éventuel troisième mandat présidentiel, à l’origine du blocage, ne figure pas à l’ordre du jour.

En appelant les acteurs à coopérer pour rapprocher les positions, le ministre a souligné que sa démarche ne remplace pas le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, et n’empiète pas sur ses prérogatives. Il a fixé un cap : achever le processus avant la fin de l’année, estimant qu’un report l’exposerait aux pressions électorales et aux calculs politiques. Il a aussi invité l’opposition à permettre aux formations de la majorité de préserver leur position sur le sujet qu’elles ont soulevé, réaffirmant qu’il n’a aucun lien avec un troisième mandat.

Fin mars, Moussa Fall avait suspendu les préparatoires pour surmonter les divergences sur la question des mandats. La majorité maintient sa position, tandis que l’opposition refuse d’en débattre hors du cadre constitutionnel. En écartant explicitement le troisième mandat, le gouvernement lève l’obstacle immédiat, mais le fond du désaccord demeure. Sans périmètre clair ni garanties écrites, et avec un calendrier électoral qui approche, la relance reste fragile et le risque d’un nouveau blocage élevé.

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