Coronavirus : Et si on relisait la « Peste » ?

Le combat de l’homme contre son destin rendu complexe par le drame de l’éternel recommencement nous rappelle aujourd’hui la crise sanitaire qui bouleverse l’humanité. Avec son lot de malheurs. La propagation d’un virus qui met à rude épreuve l’objectivité de la science et la certitude de la maitrise de la nature par l’homme hier « maitre et possesseur de la nature ». Aujourd’hui perdu dans ses illusions scientifiques …
L’apparition de cet ennemi mortel avec un nom hideux aussi redoutable que sa structure physique a mis en déréliction toutes les plateformes scientifiques ! Rien ne lui résiste encore comme découverte médicale. Et son souvenir macabre rappelle tragiquement le récit –romanesque d’un Albert camus : La « peste ». Une malade jadis qui faisait des ravages dans l’humanité et qui n’est plus que vieux cauchemar ! La ville d’oran en Algérie était l’épicentre de la peste comme Wuhan pour le coronavirus. Le personnage Bernard Rieux serait ce que les chercheurs à l’état actuel en course contre la montre face à une pandémie qui mitraille l’humanité entière avec ses armées de scientifiques, ses argentiers, ses savants… impuissants à arrêter ce minuscule bombardier. C’est l’homme qui se rend compte à l’évidence, fatidiquement que sa force est aujourd’hui faiblesse et sa grandeur chimérique. Quand la peste déclara la guerre à Oran la cité s’est ravisée que la science est dépassée par des contingences sur lesquelles elle est totalement désarmée. Même mesures de prophylaxie qu’aujourd’hui : l’hygiène, la mise en quarantaine ces mêmes recettes qui refont surface avec le coronavirus. Etranges résonance que cette maladie a eu d’un lieu à un autre de wuhan et d’oran ! Etranges réactions ! Surtout étranges mobilisations de la communauté scientifique et des conglomérats religieux pour une acceptation de l’antidote commune : la distanciation. Y compris dans les lieux de culte. En ces temps où le rationalisme « sceptique » se tourne vers la métaphysique, les hommes des religions interrogent aussi les savants. La science et la religion se solidarisent contre l’étrange constellation de l’être à cornes. Comme ce fameux débat entre le père Paneloux et Bernard Rieux. Il y a aussi ceux qui profitent de cette peste de coronavirus à l’image du personnage de Cottard. Vendeurs d’illusions et de faux médicaments pullulent comme ce virus. Sans trop verser dans la symbolique de ce roman qui décrit toutes les facettes de notre humanité avec ses guerres, ses injustices et ses égoïsmes, nous devons encore nous interroger sur notre présent et sur notre devenir. En méditant la conclusion de la peste que l’homme doit se battre contre la souffrance humaine, il doit agir. Il faudra donc que les hommes libérés du coronavirus soient capables de tirer la leçon du fléau et de montrer qu’ils sont vraiment des hommes en sachant vivre en tant qu’hommes. Dans la solidarité et l’humanisme !

CTD

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