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Après la visite de Ghazouani sur les sites des sinistres , des têtes pourraient être « électrocutées » !

crise électrique qui secoue Nouakchott prend une nouvelle tournure. Après la destruction, en l’espace de deux jours, de deux postes de transformation de la SOMELEC, le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, s’est rendu sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts et s’enquérir de la situation.À l’issue de cette visite, le chef de l’État a ordonné qu’une enquête soit menée afin de déterminer les causes exactes de ces incidents et d’établir les responsabilités. Une décision qui traduit la gravité accordée au dossier, alors que la capitale connaît d’importantes perturbations dans l’alimentation électrique, touchant plusieurs communes.Selon des sources proches du dossier, le président aurait affiché une vive colère face à la répétition de ces incidents, dans un contexte où d’importants investissements publics ont été mobilisés ces dernières années pour moderniser et renforcer les infrastructures électriques de Nouakchott. L’objectif affiché était notamment d’améliorer la capacité du réseau à absorber une demande en constante progression.Or, les récents incidents mettent à rude épreuve cette ambition. Pannes, incendies de transformateurs et interruptions prolongées de courant donnent le sentiment d’un réseau toujours vulnérable, au moment même où la demande atteint des niveaux particulièrement élevés.La situation est d’autant plus sensible que la Mauritanie traverse cette crise à la veille d’une fête religieuse, période traditionnellement marquée par une forte consommation d’électricité. Le recours à des appuis extérieurs, notamment du Sénégal et de l’Algérie, témoigne de la tension qui pèse actuellement sur le système électrique national.Dans ce climat, l’enquête ordonnée par le président pourrait déboucher sur des mesures disciplinaires. Des sanctions ne seraient pas exclues si des négligences, des insuffisances techniques ou des manquements dans la gestion des infrastructures venaient à être établis.Au-delà de la recherche des responsables, l’épisode pose une question fondamentale : comment expliquer que des milliards d’ouguiyas investis dans la modernisation du réseau n’aient pas permis de prévenir ou de contenir une crise de cette ampleur ?L’enjeu dépasse désormais la seule réparation des équipements endommagés. Il s’agit de restaurer durablement la fiabilité du réseau et de déterminer si les investissements consentis ont réellement produit les capacités et les garanties attendues.À la veille de la fête, le message présidentiel semble clair : la crise doit être maîtrisée rapidement, mais les responsabilités devront également être établies. Et si l’enquête confirme des défaillances imputables à des responsables, les premières conséquences pourraient se faire sentir dans les prochains jours

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