Nouadhibou : Ghassem Ould Bellali, un maire jugé sur ses réalisations
À Nouadhibou, le rapport entre une population et son maire ne se mesure pas uniquement à travers les discours ou les campagnes électorales. Il se construit surtout dans la proximité, l’écoute et, surtout, dans les réalisations concrètes qui touchent directement la vie quotidienne des citoyens.C’est dans cette relation de proximité que s’inscrit l’action de Ghassem Ould Bellali, maire de la capitale économique, dont l’action municipale continue de susciter l’adhésion d’une partie importante de la population.Son approche semble reposer sur une conviction simple : une commune se gère d’abord par le travail et la recherche de solutions aux problèmes des habitants. Eau, assainissement, santé, éducation, voirie ou encore amélioration des services de proximité constituent autant de domaines dans lesquels les attentes de la population restent fortes et où la municipalité est appelée à apporter des réponses concrètes.La proximité comme méthodeL’un des traits souvent associés à Ghassem Ould Bellali est sa disponibilité à l’égard des citoyens. Dans une ville comme Nouadhibou, confrontée à des défis urbains et sociaux importants, cette proximité constitue un élément essentiel de l’action municipale.Être à l’écoute des habitants permet en effet de mieux identifier les urgences et de rapprocher l’administration municipale des réalités quotidiennes. Cette présence sur le terrain contribue également à expliquer l’attachement d’une partie des populations à leur maire.Cette popularité n’est d’ailleurs pas nouvelle. Ghassem Ould Bellali dispose depuis plusieurs années d’un ancrage politique et local important à Nouadhibou. Des sources de presse ont déjà souligné, par le passé, la forte estime dont il bénéficie auprès d’une partie des habitants de la ville.Le choix du travail plutôt que de la polémiqueDans un environnement politique où les querelles et les controverses peuvent rapidement prendre le dessus sur les enjeux de développement, le maire semble privilégier une autre voie : laisser les résultats et l’action municipale occuper le devant de la scène.Les campagnes de dénigrement, lorsqu’elles surviennent, ne semblent pas constituer le centre de son action. Sa stratégie consiste davantage à poursuivre le travail et à répondre aux attentes des citoyens qu’à entrer systématiquement dans la polémique.Cette attitude ne signifie évidemment pas que la gestion municipale soit exempte de critiques ou que tous les problèmes de Nouadhibou soient réglés. Une ville de l’importance de Nouadhibou reste confrontée à des défis considérables en matière d’urbanisme, d’assainissement, d’environnement, de services publics et d’infrastructures.Mais c’est précisément sur ces questions concrètes que l’action d’un maire doit être évaluée.Un bilan qui mérite d’être regardé avec objectivitéLe meilleur hommage que l’on puisse rendre à une gestion municipale reste finalement l’examen de ses résultats. Les habitants sont les premiers à pouvoir apprécier les changements qu’ils constatent dans leur environnement quotidien.La réélection de Ghassem Ould Bellali en 2023, avec 8 991 voix selon les résultats rapportés par la presse, constitue à cet égard un indicateur de son poids électoral à Nouadhibou.Au-delà des chiffres et des clivages politiques, son parcours à la tête de la commune rappelle une réalité : dans une ville où les attentes sont nombreuses, la légitimité d’un maire se construit autant dans les urnes que dans sa capacité à rester proche des citoyens et à apporter des réponses concrètes à leurs préoccupations.