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L’expulsion de la famille Koumé soulève des interrogations sur la régularité d’une opération immobilière

Délogée de son domicile à l’îlot L dans des circonstances contestées, la famille Koumé dénonce une expulsion brutale qu’elle estime injustifiée. Entre contestation de documents fonciers, arrestation de trois jeunes et soupçons d’irrégularités, cette affaire soulève des questions sur la protection des droits des occupants et la transparence des procédures immobilières.

L’affaire de la famille Koumé prend une tournure préoccupante à Nouakchott. Depuis le 21 octobre 2026, ses membres se retrouvent privés de leur domicile, situé à l’îlot L, à la suite d’une opération policière dont les conditions d’exécution sont aujourd’hui vivement contestées.

Selon un communiqué appelant à la mobilisation citoyenne, l’expulsion aurait été menée par un important dispositif policier mobilisant neuf véhicules, sans préavis préalable. Les plaignants mettent notamment en cause les documents ayant servi de fondement à cette opération, dont ils contestent l’authenticité, et évoquent de possibles manœuvres frauduleuses autour de la propriété du logement.

La situation aurait également conduit à l’interpellation de trois jeunes, actuellement détenus au commissariat de Socogim PS, selon les auteurs de l’appel. Pendant ce temps, les membres de la famille, privés de leur habitation, seraient contraints de séjourner dans la rue, face à leur ancien domicile.

Au-delà du drame humain, cette affaire pose une question plus profonde : celle de la sécurisation des droits fonciers et immobiliers dans un environnement où les contestations de propriété, les documents litigieux et les procédures d’expulsion peuvent donner lieu à de graves conflits. Les soupçons d’escroquerie évoqués par la famille méritent, à cet égard, un examen rigoureux, sans préjuger de responsabilités qui restent à établir.

Les circonstances de l’expulsion, la validité des pièces présentées pour la justifier et les conditions dans lesquelles l’intervention policière s’est déroulée appellent donc des éclaircissements de la part des autorités judiciaires et administratives compétentes.

Pour faire entendre leurs revendications, les soutiens de la famille ont appelé à un sit-in devant le Grand Palais de Justice de Nouakchott, le lundi 2 novembre à 9 heures. Ils réclament notamment la libération des trois jeunes interpellés, une solution de relogement immédiate, l’ouverture d’une enquête indépendante et le rétablissement des droits de la famille dans le respect des procédures légales.

À ce stade, les éléments rendus publics proviennent essentiellement des personnes mobilisées autour de la famille. Les éventuelles justifications de la partie adverse, ainsi que la position des autorités chargées de l’exécution de l’expulsion, restent à connaître.

L’enjeu dépasse désormais le seul différend immobilier. Il touche à la crédibilité des procédures foncières, à la protection des citoyens contre les éventuelles pratiques frauduleuses et à l’exigence d’une justice impartiale, particulièrement lorsque l’intervention de la force publique se trouve au cœur d’une contestation.

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