Entre faux engagements et duperies , le peuple souffre

 

Faudrait-il pousser l’optimisme au point de continuer à se bercer d’illusions sur la capacité de nos dirigeants à opérer un changement de style et de méthode  dans la gouvernance démocratique dans un pays pris en otage par les mêmes pseudo-élites   politico militaristes  rompus à la flagornerie à dessein de détourner le peuple de son destin  . En dépit de toutes les mauvaises expériences, des échecs   conjugués à tous les temps,  les  égayements de l’histoire ne suffisent pas pour prodiguer les bons conseils à un peuple sous asthénie. Rien n’y fait, la Mauritanie tourne en rond dans un tourbillon diabolique. Dans ce pays sous-peuplé où les richesses suffiraient à nourrir tous les  enfants,  la misère frappe plus de la moitié de sa population  condamnée à la débrouillardise et à l’éternelle errance. La meilleure politique  pour vaincre la pauvreté est invariable : tromper la faim des miséreux des villes et campagnes  au prorata des mandats, les promesses et les actions d’éclat politique amplifiées par les sempiternels  discours  démagogiques.  Comme qui dirait  après  tout : « tant pis si vous  crevez de faim ! ».  Et c’est avec ce peuple  soumis et perpétuellement livré  en pâture aux courtisans  des  voix  et autres  bandes  de rabatteurs ,  que  se font les parodies électorales. Passées les urnes,  le vainqueur  mal élu  trie  quelques  morceaux du programme  de  campagne pour en faire désormais une sorte de bréviaire politique pour duper le peuple. Durant le règne de Mohamed Ould Abdel Aziz, les mauritaniens ont assisté à toutes sortes de mascarades politiques, constitutionnelles et institutionnelles  orchestrés par l’ancien homme fort qui se permettait tout. Tenant  d’une main de fer tous les leviers de commande et gérant les biens de l’Etat comme de son patrimoine propre au point que l’histoire finira par le rattraper sans que la justice n’arrive   encore à le plier  tant il continue à la défier avec arrogance. Dans cette sorte d’air de cirque, les mauritaniens se demandent si la lutte contre les prédateurs est bien actée au vu de tous  ces scandales impunis qui continuent à rythmer la vie de la nation. Finalement le pouvoir en Mauritanie porte le même agenda qui commence  dès la prise du pouvoir par des projets phare axés sur les mêmes priorités en première ligne la lutte contre la pauvreté, suivi de la réforme de l’éducation,  la promotion des services sociaux etc …  Les années passent, les engagements ratent. De temps en temps des épisodes de contestation et de ras-le-bol s’expriment sur le macadam avant d’être réprimés à la matraque. Les subterfuges ne manquent pas pour les cercles du pouvoir à  redorer le blason du régime par des artifices  magnifiant  les prouesses du prince. A chaque fois que la mécanique s’use, on « rechemise »  le moteur et de nouveau on redémarre.  Et ce n’est pas la durée d’un mandat qui fait défaut pour que le chef de l’Etat indexe l’insuffisance du temps. D’ailleurs les possibilités de prolonger à volonté le  règne  dynastique sont à portée de  main   de quelque manière que ce soit. La gymnastique est connue  Mais comment faire des œuvres grandioses  quand les motivations qui  convoquent l’arrivée  au palais sont d’ordre affairistes et tribales ? Surtout si la substance grise pour y arriver  manque de volume !

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