Les terres de la vallée ne sont pas seulement la convoitise d’hommes d’affaires du système-Etat mauritanien. Elles attirent de plus en plus les « charmants » princes du Golf.

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Des lobby d’intermédiaires affairistes mauritaniens tentent de trouver à travers ces grandes fortunes du pétrole la satisfaction de leurs rêves en matière de conquête de nouvelles opportunités d’investissement. Le sud de la Mauritanie présente dans leur imagination le meilleur terreau pour fructifier leurs capitaux. L’Etat s’est associé entièrement à cette requête sans prendre en compte les droits des propriétaires traditionnels de ces espaces séculaires hérités de générations en générations. L’adjudication des contrats d’’exploitations foncières à des hommes d’affaires arabes pour la mise en valeur de grands hectares dans le sud mauritanien n’a pas encore fini de provoquer la colère des habitants du sud qu’une nouvelle expédition se prépare dans le sud mauritanien. Il s’agit selon le site mauritanien Sahara médias de la réalisation prochaine par l’association caritative de Dubaï de la deuxième phase du « village Cheikh Zayed » dans le sud mauritanien en collaboration avec une ONG française. Ce programme prévoit la construction de 31 logements, une mosquée ; une école et un dispensaire pour une enveloppe de 600.000 dirhams. Cette annonce a été faite lors d’un point de presse à Dubaï, au siège de l’association, par son secrétaire général Ahmed Mismar Amine, à l’occasion de la journée « Cheikh Zayed ». Cette oeuvre caritative serait fortement soutenue par une stratégie sociales visant à ménager les susceptibilités et à acheter l’adhésion des populations bénéficiaires de ces donations. Mais cette conquête à coup de réalisations loin de freiner l’élan des propriétaires terriens dans la préservation de leurs terres ne fait que confirmer la mainmise des puissant lobbies officiels sur les terres de la vallée. Il est impérieux de revoir les pratiques d’expropriations exercées par l’Etat en vertu d’une réforme foncière mal étudiée et ne prenant pas en compte le système de tenure foncière traditionnelle dans les communautés concernées.