Après le couperet, les FPC s’insurgent …

Après 8 mois d’attente, les FPC le couperet est tombé. Le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation a adressé au FPC une lettre les informant du rejet de leur demande de reconnaissance. 48 heures après les FPC organisent une conférence de Presse pour apporter des précisions sur ce rejet.

« Le gouvernement, à travers le rejet de notre Dossier, est dans l’illégalité totale », déclarent les FPC lors d’une conférence de Presse tenue hier mercredi dans le siège à Basra. Face à ce refus de reconnaitre au Parti dirigé par Samba Thiam le droit d’exercer ses activités politiques dans la légalité les responsables des FPC n’entendent pas baisser les bras et affichent leur détermination d’aller jusqu’ au bout : «Nous allons continuer le combat sur le terrain juridique, et nous aviserons après ».
Les FPC estiment qu’au regard des dispositions évoquées dans la notification que leur a adressée le Ministère de l’intérieur les arguments ne tiennent pas du fait que le Parti a respecté toutes les procédures requises en la matière et qu’il remplit tous les critères qu’il faut pour obtenir droit de cité officiellement évoquent les FPC lors de leur conférence de Presse. Pourquoi alors le Ministère a-t-il rappelé sur la base de l’article 11 de la constitution que «les partis politiques concourent à la formation et à l’expression de la volonté politique. Ils se forment et exercent leurs activités librement sous la condition de respecter les principes démocratiques et de ne pas porter atteinte par leur objet ou par leur action à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale, à l’unité de la nation et de la République.
La loi fixe les conditions de création, de fonctionnement et de dissolution des partis politiques». Autre texte évoqué, la loi 91-024 en son article 6 qui dit «aucun parti ou groupement politique ne peut s’identifier à une race, à une région, à une tribu, à un sexe ou à une confrérie». S’agit-il là d’une exception qui frappe les ex-Flams diabolisés depuis le temps de Taya jusqu’à aujourd’hui par des milieux hostile au combat mené par ces forces politiques rentrées de leur exil pour tenter de profiter de la démocratie afin d’exprimer librement leurs idées. C’est donc une fin de non recevoir adressée comme un camouflet aux FPC qui vient de mettre un terme à une longue attente des forces progressistes du changement.
Les personnalités imminentes du FPC étaient là les visages visiblement éprouvées par cette décision du gouvernement de leur refuser le droit de vivre une nouvelle vie politique leur permettant de développer en toute légalité leurs actions en sortant définitivement de la clandestinité. Parmi ces hommes du FPC il y avait évidement leur Président Samba Thiam le vice-président et Secrétaire national à l’organisation, Mamadou Wane, le Secrétaire chargé de la communication, Abdoul Aziz Kane et le Secrétaire général, Makyou Dia. Pour contrebalancer les arguments de l’autorité Samba Thiam répond que « la reconnaissance n’est pas une condition expresse de l’exercice légale de l’action politique et qu’elle n’est que déclarative, ce que semble ignorer selon le ministre de l’Intérieur.
En définitive, il trouve que «le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz est dans l’illégalité totale au regard de toutes ses dispositions » et qu’en définitive «il viole les textes de loi en vigueur, ou les utilise comme bon lui semble, suivant ses humeurs… »

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