Ce qu’il faut dire ou ne pas dire de la famille Présidentielle !

Les mises en garde adressées il y a quelques jours par la haute autorité de la presse et de l’audio-visuel enjoignant à la presse « de ne pas se mêler aux affaires familiales du Président » sonnent comme un avertissement à l’endroit d’une certaine presse qualifiée de virulente à l’égard de Mohamed Ould Abdel Aziz et de sa famille. La Hapa aurait –elle reçu des ordres en haut lieu ou a –t- elle estimé que sa responsabilité est mise à prix et « ses services » à rude épreuve pour se fendre d’un communiqué aux allures « d’un tir de sommation » qui d’ailleurs n’a pas tardé à susciter des réactions au sein des milieux médiatiques.
Il est évident que le rôle de la presse n’est pas d’entretenir la confusion par la désinformation, la surenchère et les révélations infondées et qu’il y a des limites entre la liberté d’informer et le devoir de respecter l’intégrité morale d’autrui quel qu’il soit.
De telles règles ne doivent pas être bafouées par les professionnels de l’information sauf si cela est fait sciemment. Et à ce sujet la loi est claire. Elle n’accorde pas des faveurs à certains citoyens tout en imposant des contraintes à d’autres. Avant tout, le Président et sa famille sont à bien des égards des citoyens comme les autres si bien sûr on est en démocratie.
Pourquoi la Hapa a circonscrit uniquement son « portrait moral » à la famille du chef de l’Etat au lieu de le porter dans un cadre plus général et où chacun se serait visé. L’élégance, la courtoise et la rectitude voudraient certes, qu’en matière de recherche de l’information, le travail du journaliste ne soit pas orienté par des motivations personnelles à dessein de nuire.
Mais en même temps on doit cesser de voir derrière toute révélation sur les affaires familiales du Président une main assassine commanditée par des forces en intelligence avec des ennemis encagoulés qui cherchent à décrédibiliser l’honneur familiale du prince. Nous voilà devant un dilemme en tant que journaliste : continuer à agir en toute liberté dans le respect des valeurs du métier ou se barricader derrière un mur de méfiance au point de s’imposer des lignes infranchissables.
Ce qu’il faut, à la famille du Président c’est se montrer exemplaire dans ses affaires en respectant comme tout citoyen digne de considération les lois de la République sans se croire tout permis. L’exemple doit venir d’en haut pour inspirer le peuple. La gestion transparente de la cité commence quand les premiers citoyens que ce sont le Président et sa famille immédiate annoncent les bonnes couleurs. Autrement ce sera la raison du plus puissant qui fera son œuvre.
Quand le fils du Président a tiré sur la jeune Raja, la Presse n’a pas versé dans l’exagération en évoquant le fait. Tout comme le tir ami n’a pas été poussé à l’excès par les médias qui, au contraire se sont montrés assez responsables dans le respect de la dignité du Président de la République. Qu’est – ce qui se passe donc de particulier pour que tout d’un coup la Hapa prenne les devants pour sonner le tocsin ? Coïncidence ou calcul, la fondation de la première dame du pays a commencé ses activités. Est-t-il interdit d’en parler ou de faire des comparaisons entre Kattou et Tekeyber ! Ce qu’on a reproché à l’une devient –il normal pour l’autre ? Que la Hapa ou la présidence de la République disent à la Presse ce qu’il faut au moins dire ou ne pas trop dire ou ne pas du tout dire quand on est face à une affaire dans laquelle la famille du Président se trouvé mêlée ! Pour que la presse comprenne mieux la ou les conduites à tenir… A chacun de respecter ou non la consigne si elle claire, ce sera une autre histoire.

sources : Le Rénovateur
CTD

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