La première année du second mandat présidentiel tire à sa fin. Et il convient de regarder la réalité bien en face. Le peuple mauritanien souffre énormément. Surtout en raison des prix exorbitants des marchandises. Et de la stabilisation des prix des hydrocarbures qui contre toute logique demeurent en l’état alors qu’ils sont en baisse progressive à l’international et alors que, à chaque baisse, les pays de la sous-région réajustent leurs prix à la pompe proportionnellement au niveau des prix internationaux. Cette situation de refus des autorités de se ranger sur les prix internationaux dans un contexte de baisse met à nu leur volonté cynique de maintenir la pression sur les ménages à seul but de lever des fonds quitte à les saigner à blanc. Car, n’oublions pas qu’en contexte de hausse des prix des hydrocarbures à l’international, les prix à la pompe sont revus à la hausse au prétexte de la nécessité de se ranger sur le marché international.
Mais, en cas de baisse à l’international, les prix à la pompe sont maintenus. Pire, les impôts, taxes et redevances sont revus à la hausse, leur assiette est élargie, de nouveaux impôts, de nouvelles taxes et redevances sont créées. En un mot, tous les moyens sont bons pour engranger des recettes.
Et ce en période de crise économique, doublée d’une crise politique qui ne fait que l’exacerber. Continuer d’ignorer cela, ou de feindre de l’ignorer ne fait qu’aggraver une situation appelée à se corser si une solution n’est pas rapidement envisagée par le président de la République, car il en va de la stabilité du pays et de l’avenir de la Mauritanie.
Le meilleur cadeau de fin d’année que le président pourrait offrir à son peuple, c’est un nivellement des prix à un niveau plus supportable, plus clément, moins contraignant qu’actuellement.
Yahya