« Chronovirus » : L’heure est grave!

Le gouvernement de Ismail Ould Bodde Ould Cheikh Sidiya est sur pied de guerre contre la propagation du coronavirus.

Au départ l’entreprise était moins compliquée avec de petits moyens. Sacrifiant du coup la stratégie d’une longue bataille où il fallait compter sur plusieurs variables tactiques.

L´ennemi. que l’on combat peut, par calcul battre retraite pour mieux se préparer à engager une offensive violente. Cette illusion d’avoir remporté la bataille a fait croire au gouvernement que la guerre etait gagnée sans coup férir.

La débâcle ne tarda pas à venir. A peine le bilan de 7 personnes déclarées positives dont 5 guéries et 2 décédées fut établi ,que l’ennemi invisible et imprévisible sortit de ses planques pour casser le dispositif déjà fragile dont le bouclier le plus important était érigé dans les marchés. Une crise sanitaire d’une ampleur sans précédent provoqua un véritable lever des boucliers au sommet de l’état.

Le comité interministériel réalisa à ses dépens que la gestion du covid ne se fait pas seulement dans les salles confortables des réunions mais sur le terrain de la confrontation . La reprise en main par l’armée des opérations de sécurisation des points de contrôle et le maintien du quadrillage de la capitale pour limiter les infiltrations a permis de relancer la vigilance autour des points sensibles.

D’autres mesures non moins importantes sont venues renforcer ce nouveau plan « anticovid » comme le report jusqu’au mois de septembre des ouvertures des classes l’obligation du port du masque dans tous les endroits publics,la pulvérisation des marchés chaque vendredi etc…

Le point d’orgue de cette nouvelle phase de lutte fut le lancement de la plus vaste opération de transfert cash d’argent au profit de centaines de milliers de personnes dans tout le pays sur le fonds covid. Beaucoup d’argent, mais aussi beaucoup de propagande politique et au final peu de résultats pour atténuer les souffrances des plus nécessiteux.

En réalité cet argent qui servit de moyen de massification des interventions en numéraire pouvait pendant une longue période nourrir tous les mauritaniens avec des kits alimentaires ou à défaut une diminution significative des prix. Il y a lieu de repenser les interventions alimentaire pour repanser les plaies du covid….L’heure est grave.

La barre de des 2000 patients positifs est largement franchie et les décès du convid la centaine. Le gouvernement agit en ordre dispersé. En l’absence de stratégie claire l’improvisation est érigée en mode d’operation

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