La Mauritanie est en cette période de fortes canicules éprouvée par des fortes chaleurs. Tout le pays est quasiment traversé par des vents brulants qui soufflent violemment dans les régions situées dans le désert. L’Est et le Nord sont dans le tourbillon de ces tempêtes de sable qui soulèvent des nuages de poussière dès les premières heures de la journée. En cette période du mois de ramadan les pénuries d’eaux sont devenues très courantes. Très sévères dans des coins reculés coupés de tout. Souvent les ruptures d’eau sont causées soit par des défaillances dans les installations, soit par le tarissement des sources d’approvisionnement dans les milieux ruraux où l’alimentation en eau se fait à partir des puits forés sur des centaines de mètres. L’équation de l’eau s’est accentuée après les passages du Président dans certaines wliayas du pays où durant toutes les étapes de sa visite , les bidons jaunes ont été brandis en signe de soif. Les services de l’hydraulique tentent toujours de résoudre le problème avant l’arrivée de Mohamed Ould Abdel Aziz pour effacer toute mauvaise impression. Mais tout finit par revenir à la case de départ. Il faut dire que le pays est plongé dans la soif poussant les populations à aller très loin à la recherche de sources d’approvisionnement dans des conditions très difficile. C’est en milieu rural que cette situation est plus dramatique. Beaucoup de cris de détresse sont entendus ces derniers jours à l’Est du pays comme à Djiguieni , en Assaba notamment à Kankossa , dans le Sud du pays où l’eau du Fleuve en cette période de reflux du cours d’eau est vecteur de maladies hydriques. Même dans la capitale dans maints endroits de Nouakchott, des quartiers situés dans la périphérie font face à un déficit en eau. Les charretiers qui assurent la desserte dans les foyers provoquent parfois des pénuries pour augmenter les prix et installer la spéculation.
penuie-deau-soif-a-boully_-_copie.jpg
L’hivernage n’a pas encore été signalé dans le pays. Le monde rural attend avec impatience la chute des premières gouttes dans l’espoir de voir changer l’environnement avec une pluviométrie clémente. En attendant, les températures demeurent élevées ces dernières semaines. Elles atteignent parfois 50 degrés à l’ombre dans certaines localités du pays. Le mois de ramadan est vécu par la majorité des populations sans moyens dans une grande souffrance aggravée par la cherté de la vie. Quand l’eau devient rare, le désespoir vient bouleverser le quotidien des populations déjà vulnérables. La Mauritanie compte parmi les pays du sahel les plus frappés par l’aridité du sol exposant les hommes et les animaux à des risques de soif intense.