Défense de Aziz : Les droits de notre client ont été violés et nous avons écrit à la justice turque pour l’informer

Le doyen de l’équipe de défense de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, l’avocat Mohamed Ould Ichidou, a déclaré que la délégation judiciaire mauritanienne qui s’était rendue en Turquie dans le but d’enquêter sur l’argent de son client, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, avait violé la principe de présence contre leur client.

Ould Ichidou a ajouté, lors d’une conférence de presse tenue mardi soir, qu’en tant que groupe de défense, ils avaient écrit au ministère de la Justice, et par son intermédiaire au ministère turc de la Justice, mais un certain nombre de fonctionnaires judiciaires ont refusé de transmettre leur message au ministère turc de la justice par l’intermédiaire du ministère mauritanien de la justice.

Il s’agit dans cette correspondance d’informer les Turcs , que la délégation judiciaire mauritanienne qui s’est rendue en Turquie pour solliciter une coopération judiciaire entre les deux pays se rapportant au dossier O.A.Aziz, « n’a pas compétence pour assurer le suivi de notre client ».

Ould Ichidou a déclaré qu’après que les greffiers aient refusé de remettre la lettre à leur ministère, « un membre du Comité de coordination de la défense de l’ancien président a apportée lui même la correspondance au ministère mauritanien de la justice, pour qu’ à son tour il l’ a transmette au ministère turc de la justice. »

Ould Ichidou a souligné qu’ « il est naturel et d’usage que nous traitions avec le ministère turc de la justice par l’intermédiaire du ministère mauritanien de la justice. Cela ne fut pas le cas ».

Ould Ichidou a confirmé qu’après que de nombreux responsables de l’appareil judiciaire et du ministère de la Justice aient refusé de transmettre leur lettre, ils ont pu l’envoyer par courrier recommandé directement au ministre turc de la Justice, avec copie adressée à l’ambassade de Turquie en Mauritanie.

Ould Ichidou a évoqué le fait que la justice mauritanienne tente de cacher au pole de défense, tout ce qui concerne le dossier de leur client: « Bien que nous en soyons partie prenante, nous ne recevons d’informations se rapportant au dossier que par l’intermédiaire des médias ».

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