A chaque hivernage ses lots de malheureux . Nouakchott reste malgré les prétendus plan d’assainissement urbains une ville menacée par les eaux de pluie. Les dernières quantités enregistrées durant la semaine ont remis à plat les mesures entreprises il y a quelques temps par les services chargés d’assurer l’évacuation des eaux stagnantes dans les quartiers marécageux . Le Ministère de l’environnement et du développement durable avait commencé à mettre au point un certain nombre d’actions de secours comme le creusage de ravins , l’installation d’unités de pompage en vue d’atténuer les dégâts . Le travail avait porté ses fruits notamment dans des quartiers qui pataugeaient dans les eaux depuis plusieurs années. L’État avait promis de lancer une vaste opération de canalisation de la ville où les eaux seront drainées vers la mer. Les habitants de Nouakchott n’ont pas été épargnés par le phénomène d’immersion aggravé par la formation de lacs dans tous les sens. Loin de venir à bout de ce chaos hydrique , l’État doit aller vite et dépasser le stade de simple constat d’un PM qui se pavane dans l’air libre pendant que des sinistrés ont les pieds dans l’eau. Pendant ce temps des milliards d’um sont consentis pour la construction d’un aéroport d’une ville à l’avenir compromis qui ne cesse d’engloutir des avenants au grand dam de pauvres riverains.