Après l’annonce de la destitution du président Omar el-Béchir et la mise en place d’une transition gérée par l’armée, les manifestants soudanais, encouragés par les mouvements politiques, ont continué de manifester, rejetant les promesses des militaires.

L’annonce du ministre de la Défense, le général Awad Ibn Awf, de la mise en détention du président Omar el-Béchir, n’a pas satisfait les Soudanais. Malgré la série de mesures prises et l’annonce de l’installation d’un Conseil de transition militaire, les manifestants sont sortis contester, appelant à une transition démocratique et à un pouvoir civil. Ils entendaient ainsi condamner « les tentatives militaires » de prise de pouvoir.

Les partisans du mouvement « Al Intifadha », emblématique depuis le début des soulèvements, ont condamné l’annonce d’Ibn Awf et appelé les manifestants à sortir dans les rues de Khartoum « jusqu’à la réalisation des revendications légitimes du peuple ». Des expressions comme « IbnAwf ne nous représente pas » ou « non aux figures de l’ancien régime » fleurissent depuis ce matin sur les réseaux sociaux et dans les slogans des manifestants.