La polémique sur l’entrée de l’opposition au sein de la Ceni est-elle close ? C’est ce qui semble désormais chose faite car, en vertu d’un accord conclu vendredi dernier la CFCD a obtenu une représentation de trois membres dans le comité directeur, deux conseillers au niveau du conseil de gestion, l’adjoint au secrétaire permanent et l’adjoint au directeur de l’informatique de la CENI.
Cet accord a été annoncé par la Coalition des forces du changement démocratique (CFCD) composée de partis qui soutiennent lepa candidature de Mohamed Ould Maouloud à l’élection présidentielle du 22 juin prochain. La composition de la CENI était décriée par l’opposition qui en réclamait soit la dissolution, soit la recomposition avec l’introduction de cinq représentants.

Les 11 membres actuels de la commission sont issus de partis soutenant la candidature de l’ex-ministre de la Défense, le général à la retraite Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, dit Mohamed Ould Ghazouani.

Le 10 avril dernier, quatre candidats déclarés à la présidentielle (Mohamed Ould Maouloud, Biram Dah Abeid, Sidi Mohamed Ould Boubacar et Kane Hamidou Baba) avaient exigé un rééquilibrage de la CENI qu’ils jugeaient « entièrement en faveur » du candidat du pouvoir. Si cette revendication de l’opposition est acceptée, l’image de la Ceni n’en demeure pas moins contestable tant par l’opinion que par les différents pôles politiques. C’est pour tenter de corriger ce mauvais préjugé que le président de la ceni Mohamed Vall O. Bellal a rappelé cette impression qui colle sur son institution comme peau de chagrin.

Le président de la commission électorale nationale indépendante a déclaré à ce sujet que la ceni est aussi bien détestée par l’Etat que par l’opposition.
Lors d’un point de presse tenu samedi, Mohamed Vall O. Bellal, a dit que la CENI est confrontée à un problème entravant sa mission. On l’accuse d’incapacité à pouvoir résoudre le moindre problème aussi bien pour l’opposition que pour l’état qui lui voue aux gémonies car quoi qu’elle fasse le ministère de l’intérieur a une prééminence sur elle.

Le président de la CENI a souligné que cette attitude s’explique en partie par le fait que la création de cette institution n’émanait pas d’une volonté délibérée de l’état ou de l’administration cet argument avancé par Ould Bellal qui souligne que l’opposition et les autres citoyens la charge d’être responsable de la défaite.

Cette frustration, a dit O. Bellal, a été ressentie par tous ceux qui se sont succédés à la tête de cette institution, et de poursuivre que si cette situation persistait il ne faut pas s’attendre à mieux, révélant que certains sages de la CENI avaient envisagé de se retirer.

Amadou Diaara